01 octobre 2009
Informer par un crieur public.
Dès l'Antiquité en Grêce, puis au Moyen-Age dans toute l'Europe, le crieur public avait la mission d'informer les habitants d'un village, d'un bourg ou d'une ville des décisions que prenaient leurs élus et des arrêtés du maire.
Cette partie officielle était suivie par les faits divers et les annonces des commerçants. Certaines paroisses faisaient connaître les horaires des offices. Le crieur public était un personnage important dans nos communes.
Je propose de rétablir le poste de crieur public. La commune lui fournirait un uniforme digne et pratique. Il serait équipé d'une sonorisation portable qui s'entendrait aisément jusqu'à 200 m.
Saugrenue, mon idée ? Sûrement pas, puisque j'ai vu aujourd'hui le 1er octobre dans le tableau d'affichage de la mairie la convocation du conseil municipal pour le 11 septembre (il y a déjà 20 jours passés) et juste à côté le compte-rendu de la séance précédente du 29 mai (décisions prises depuis plus de quatre mois).
Je comprends bien qu'il y ait des priorités et même des urgences dans la vie d'une municipalité mais je crois que la population a le droit d'être informée dans des délais raisonables.
Les candidats au poste de crieur public peuvent adresser leur lettre avec CV et photo au secrétariat de la mairie.
19 avril 2009
Les mots ont un sens, nos actes aussi !
Baptême vient du grec "baptizien" qui signifie : plonger, immerger. Chez certains juifs, déjà avant Jésus-Christ, cette immersion dans l'eau exprimait un désir de conversion. Depuis le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain, le baptême représente un passage, le passage vers une vie nouvelle, vers l'état d'enfant aimé de Dieu.
Dans le langage courant, nous parlons aussi du "baptême de l'air" de l'aviateur, du "baptême du feu" du soldat et on sait ce que cela signifie.
Mais depuis presque 2 000 ans, les chrétiens du monde entier demandent le sacrement du baptême qui correspond à une démarche vers la vie éternelle des croyants. L'immersion totale est remplacée par le filet d'eau versée sur la tête, c'est le baptême par aspersion. Tertullien, un des Pères de l'Eglise, disait : "on ne naît pas chrétien, on le devient".
Que peut-on trouver de commun avec ce baptême civil dont on nous rabat les oreilles dans une certaine presse ou certains milieux ? C'est durant la Révolution française, en 1794, que l'on a inventé ce simulacre de baptême parce que les religions avaient été interdites par les révolutionnaires. Il a réapparu récemment dans les familles non-croyantes pensant donner un cadre à l'existence de leurs enfants; quel cadre, quel engagement, quelle promesse ? Par l'inscription à l'état-civil, la république ou tout autre régime reconnait déjà l'existence d'un enfant. Quelle garantie ou quelle protection cherche-t-on auprès de la république ?
Il n'existe pas de registre officiel des baptêmes civils, pas de loi organisant le baptême civil et le document remis à la famille n'a aucune valeur légale, juste un souvenir de quelques minutes passées à la mairie !
Dommage que certains maires incitent les familles à la facilité en acceptant de célébrer ces baptêmes vides de sens, alors que rien ne les y oblige.
08 février 2009
Assumer sa gestion municipale
Il est toujours plus facile d'être observateur qu'acteur, c'est pourquoi j'ai toujours plus de considération pour les acteurs. Ils doivent assumer leurs responsabilités et ce n'est pas facile.
Il n'empêche que le 16 mai 2008, j'avais relevé que le fort trafic de gros camions (40 tonnes) dans la rue Belle-Vue allait causer des dégâts importants. Je conseillais à la municipalité de Muhlbach sur Bruche de prendre ses précautions pour faire les constats nécessaires, avant et après les dizaines de passages de ces camions chargés de remblai, un remblai qu'on est allé transporter sur le contournement de Molsheim.
Aujourd'hui, les nombreuses fissures sont importantes et bien visibles sur toute la longueur de la rue. A l'origine, la rue Belle-Vue n'était qu'un chemin menant à la forêt, sans fondation solide mais la circulation de gros camions nécessite un soubasement de 80 cm de matériaux bien compactés.
La question que se posent les contribuables du village, est : qui va payer la remise en état ?
L'entreprise qui a fait circuler ces camions, devrait y contribuer puisqu'elle a transporté cette terre vers le contournement de Molsheim et a sûrement été rémunérée pour ce travail. Je suis persuadé qu'un accord avait été trouvé entre le transporteur et la municipalité de Muhlbach qui connaissait la fragilité de cette chaussée.
La photo de droite, ci-dessus, montre l'effondrement d'une réparation d'une vanne d'eau. Cela peut avoir des répercussions sur la conduite enterrée avec des fuites vers les fondations de la maison située au nord de la rue. Mieux vaudrait prévenir que guérir.
La fonction de maire, et d'élus en général, est très compliquée de nos jours. Les responsabilités même pénales sont rapidement recherchées mais on est quand même bien entouré, y compris par les services de l'Etat ou du Département qu'il ne faut pas hésiter à solliciter.








