25 septembre 2009
Pittsburgh, plus et mieux que Yalta ?
Qu'on le veuille ou non le monde vit une période exceptionnelle. Pour vous le démontrer, permettez-moi de jeter un regard en arrière de 65 ans . Je veux évoquer la fameuse conférence de Yalta où les Américains, les Soviétiques, les Anglais, et les Français sur un petit strapotin, s'étaient réunis pour prendre des décisions importantes pour l'après-guerre mondiale N° 2. Q
uatre pays décidaient pour tous les autres !
Aujourd'hui, nos regards se tournent vers Pittsburgh aux USA où en 3 ou 4 jours, une vingtaine de pays, les plus riches, les plus grands mais aussi ces pays qu'on appelle "émergeants" prennent des positions communes sur les finances mondiales; des positions qui seront affinées et renforcées lors des prochains "G 20" déjà prévus en 2010. Le FMI (Fonds Monétaire International) leur servira de pivot ou de cheville ouvrière. Il s'agit d'assainir les pratiques critiquables qui se sont installées dans les milieux de la finance internationale : la question des bonus dont l'énormité choque tout esprit raisonnable mais aussi la remise en état des pratiques bancaires puisque certains, aux USA et dans le reste du monde, avaient oublié leurs devoirs. Je veux parler de leurs devoirs envers l'humanité. Suis-je excessif ? Sûrement pas !
La crise financière que nous avons subie, dont l'origine était bien les mauvaises pratiques bancaires, a véritablement causé beaucoup de désordres et de souffrances dans le monde. Les gouvernements ont vivement réagi pour éviter la catastrophe : but atteint, mais non sans répercutions sur les équilibres économiques dans tous les pays. Il faut que les mesures de soutien soient prolongées pour les nations qui en ont le plus besoin pour leur développement harmonieux.
Merci à nos dirigeants, et parmi eux Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL, d'avoir pris très au sérieux ce coup de semonce. Maintenant, il faut consolider; c'est ce qui se passe à Pittsburgh et c'est un très grand moment.
19 août 2009
Aller plus vite que la musique
La rentrée s'annonce sous la double promesse de mouvements sociaux variés et d'une sortie de crise évidente pour certains.
Les mouvements sociaux sont annoncés chaque année, c'est un exercice traditionnel pour toutes les centrales syndicales soucieuses de vérifier leur capacité à faire bouger leurs troupes. Un syndicat qui ne mobilise pas ses sympathisants, est un signe alarmant aussi bien pour ses dirigeants qui douteraient de leur influence que pour le gouvernement qui préfère toujours avoir des interlocuteurs bien structurés. Des syndicats qui seraient débordés par leur base, seraient dangeureux pour les uns comme pour les autres.
Cependant, rares sont les acteurs économiques qui font preuve d'une belle envie de se mettre au travail. Ce mot-là doit avoir mauvaise réputation. C'est l'héritage de deux décennies de socialisme ! La France est encore baignée d'illusions puisqu'on lui a fait croire pendant 20 ans qu'il est possible de produire de la richesse, de partager cette richesse, d'utiliser notre richesse en la distribuant par parts égales à chaque citoyen, sans que tout le monde ne se mette au travail.
Mes amis, il faut poursuivre nos efforts et ne pas se laisser bercer par les illusions. Tout le monde au travail et tout de suite !
Les prophètes qui annoncent déjà la fin de la crise, risquent de démobiliser la France. Ce n'est pas le moment. Ils ont le droit de croire à une inversion des tendances mais rien n'est gagné.
15 août 2009
Reprenons nos échanges
Depuis le 28 juin, ce blog était resté muet.
Cela ne pouvait plus durer. J'ai choisi ce 15 août à midi, Jour de l'Assomption, pour me remettre au clavier. Cependant, un clavier fut-il AZERTY ne suffit pas à dynamiser le pays. Je préfère l'image d'une galère romaine avec ces dizaines de rameurs qui font avancer le bâteau.
PROGRES
Bien sûr, une galère n'est efficace que si tous les rameurs tirent sur les rames en même temps et dans le même sens. Ce n'est pas compliqué !
Il en est de même dans notre beau pays où nous sommes tous invités à ramer vigoureusement pour faire avancer le bâteau dans le même sens.
Certes, une galère romaine n'a jamais été comparable au fameux "CLUB'MED" du fameux Gilbert Trigano. La vie de galérien n'a rien d'une sinécure et une minuscule embellie du PIB (produit intérieur brut = richesse produite par les français à l'intérieur de nos frontières) n'a rien de commun avec une sortie de crise.
Mes amis, il faut poursuivre nos efforts et ne pas se laisser bercer par les illusions. Tout le monde au travail et tout de suite !
23 juin 2009
Le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles.
Si vous avez pris le temps d'écouter le discours du Président devant le Congrès ou si vous avez pu l'enregistrer pour l'écouter le soir, vous avez constaté qu'une fois encore les médias, ceux qu'on appelle le quatrième pouvoir, ont fait un travail de gribouille.
Bien sûr, je sais qu'on manque de place dans les journaux et qu'on manque de temps à la télévision mais lorsqu'on réduit ce qui a été dit durant 45 minutes au seul lancement d'un emprunt d'état en octobre, je suis ébahi et je reste sans voix. C'est pourquoi, je vous écris ces quelques lignes.
En fait, j'ai entendu le Président de la République s'adresser avec confiance aux Français, à tous les Français, à travers leurs représentants élus. Nicolas Sarkozy nous a dit que les crises financière, économique et écologique peuvent être surmontées en nous rassemblant : ouvriers, employés, agents de l'état, entrepreneurs, intellectuels et tous les consommateurs. Il a dit que la France doit poursuivre les transformations nécessaires pour être un pays moderne et efficace. Il compte sur les lycéens, les enseignants, les chercheurs, les chefs d'entreprises petites, moyennes et grandes et les fonctionnaires au service de tous, pour unir leurs forces.
Il n'a pas promis de distribution de primes et ne veut pas développer l'assistanat. Il veut encourager l'investissement qui portera ses fruits, à l'école, à l'université, pour la formation des chômeurs, dans l'artisanat et les entreprises. Tout cela sera financé par des économies à faire, par le recours au déficit raisonnable et enfin à un emprunt qui donnera aux Français l'occasion de se mobiliser pour soutenir le pays. Nicolas Sarkozy ne demande pas l'impossible aux Français qui ont à peine les moyens de survivre mais il fait appel au civisme de la majorité de Français qui ont quelques économies (Livret "A", Epargne Logement, Assurance-vie). Un emprunt d'état à 4 % avec sans doute un avantage fiscal au remboursement serait un placement correct et sûr.
Nous verrons bien dans les prochains jours si les opposants systématiques ont des idées meilleures qui sortiraient du saupoudrage habituel ou de leur maxime illusoire : "prendre aux riches pour donner aux pauvres". Aucune mathématique ne peut soutenir ces fausses "bonnes solutions" qui n'ont jamais marché même dans les pays dits socialistes.
20 juin 2009
Est-ce que je dérange ?
Comme beaucoup d'entre vous, j'ai eu de ma mère et de mon père une bonne éducation. Elle fait partie du personnage civilisé que je souhaite incarner depuis plus de 60 ans, le plus souvent très naturellement et d'autres fois en faisant quelque effort. Comme vous sans doute !
Pourtant, il m'arrive de temps en temps d'arriver au guichet de la Poste où j'ai l'impression d'être transparent, pas vu donc pas salué et pas servi. Une autre fois, c'était au guichet des cartes grises avec mon numéro d'ordre en main. Je m'approche, l'agent se lève, s'éloigne pour voir un collègue et bavarde. Il y a un mois, à l'accueil du centre des impôts : pas de "bonjour", "C'est à quel sujet ?", "regardez au bureau N° 3". Pas de "au revoir". Tout récemment, à la caisse d'une grande surface : pas de salutations, elle passe les trois articles, je paie avec la carte, pas de "merci".
Là tout de même, je m'interroge. "Qu'est-ce qu'elle a ma gueule"? Comme chantait Johnny. Non, le prochain miroir me rassure.
Alors, c'est l'autre qui a un problème. Cela peut arriver à tout le monde. Mal dormi. Déjà plein de soucis ce matin. Le patron est de mauvaise humeur. La collègue qui me snobe. Il faut faire l'effort de comprendre. Mais tout de même, être au service du client ou de l'usager, c'est un minimum; c'est tout à fait normal. On est payé pour cela et même pour le sourire qui va avec le service. Même quand la paie est rikiki, un service de qualité est dû au vis à vis. Sinon, il faut changer de métier. Pas facile par les temps qui courent mais en cherchant bien... La fameuse crise réclame de chacun plus d'efforts et n'est une excuse pour personne.
28 avril 2009
Le rôle de l'apprenti-sorcier revient à PPDA
Il n'y a sans doute pas beaucoup de téléspectateurs à avoir regarder jusqu'au bout l'émission de PPDA sur ARTE ce mardi à 20 h 45. Il a appelé cela "L'avis des autres" et on devait assister aux questionements de 27 témoins européens sur un sujet d'actualité face à quelques invités choisis.
En fait, le sujet de ce soir était en gros : "la crise peut-elle tourner à la révolution" ? Parmi la quinzaine de personnes qui se sont exprimées, 3 ou 4 étaient d'avis que les crises doivent être traitées le plus tôt possible et dans la recherche d'un consensus entre tous les partenaires et les autres estimaient qu'il y avait avantage à aboutir à un confrontation et pourquoi pas un exercice de type révolutionnaire.
PPDA a été aussi mielleux que du temps de TF1 et avait choisi les invités pour leur agressivité à l'égard de l'ordre établi et d'une société qui allait "dans le mur" parce qu'il n'y a pas d'autres hypothèses envisageables que la faillite du "néo-libéralisme", dixit les apprentis révolutionnaires.
C'est très triste lorsqu'on pense sérieusement aux difficultés que connaissent de nombreux Européens et lorsqu'on sent bien que PPDA ne cherche qu'à régler ses comptes personnels avec ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à son éviction de TF1. On sait que lui n'a pas eu besoin d'un plan social.
10 février 2009
Un bon mouvement pour la Suisse
Lors d'une intervention que j'ai faite hier dans un lycée colmarien, j'ai eu l'opportunité de présenter aux élèves les résultats de la "votation" organisée en Suisse le 8 février. Cette forme de référendum, très fréquente dans la démocratie helvètique, devait réaffirmer l'accord de libre circulation des travailleurs conclu en 1992 et entré en vigueur en 2002 entre la Suisse et l'Union Européenne et l'étendre à la Bulgarie et à la Roumanie.
Eh bien, malgré un taux de chomage en hausse comme chez nous et malgré la campagne affligeante menée par l'UDC, parti d'extrême droite en Suisse, les citoyens suisses ont approuvé à 59,6 % le renouvellement.
C'est une très bonne nouvelle car elle renforce l'accord d'association à l'espace Schengen approuvé en 2005 et appliqué aux frontières terrestres de la Suisse depuis le 12 décembre 2008.
Elle semble montrer aussi que nos voisins suisses sont de plus en plus proches de l'Union Européenne. La Suisse me parait être vraiment sur la voie d'une adhésion à l'Union Européenne mais sans doute suis-je un peu trop rapide. L'idée fait son chemin et peut-être que la crise financière et ses répercussions en Suisse (voir la situation de l'UBS) qui nécessiteront une réorganisation du capitalisme mondial, feront sauter les derniers verrous.





