21 août 2009
D'un Napoléon à l'autre
Si vous avez l'occasion de flâner à Strasbourg dans la partie "nord" de la rue de la Haute-Montée, levez vos yeux et admirez cette plaque en bronze. Je ne vous en dis pas plus, vous la trouverez.
Elle m'a rappelé cette saga extraordinaire de Marie WALEWSKA qui se déguisa en paysanne pour approcher plus facilement Napoléon 1er. Elle voulait le supplier d'oeuvrer pour l'indépendance de la Pologne.
Elle poussa même sa détermination jusqu'à devenir la maîtresse de notre empereur. Celui-ci créa le Grand-Duché de Varsovie (1807-1815) qui disparaitra après la désastreuse campagne de Russie.
Il en resta cependant un bébé appelé Alexandre. A 4 ans, l'enfant accompagna sa mère pour rendre visite à son père biologique sur l'île d'Elbe.
Il fit plus tard une carrière politique en France au cours de laquelle Napoléon III le nomma ministre des Affaires Etrangères (1855-1860).
Au cours d'un séjour à Strasbourg, le fils naturel de Napoléon 1er mourut d'un accident cérébral.
01 juin 2009
Prenez votre avenir en mains.
Les analyses d'accès anonymes à mes deux blogs m'indiquent qu'il y a quatre fois plus de visiteurs sur "Vu du Donon" que sur "Objectif Europe". Cela me parait assez compréhensif puis les sujets abordés sur le premier sont plus variés, plus proches de la vallée et, croit-on, touchent de plus près à notre vie quotidienne.
Cependant, la proximité des élections européennes devrait développer l'intérêt porté à l'Europe sauf si l'on estime que tout ce qui est européen est bien connu, au moins en Alsace.
Dans le cas contraire, faites-moi le plaisir de vous documenter, sur mon blog "Objectif Europe" mais aussi sur les autres sites que je vous indique de temps en temps. Chacun de nous doit être un acteur de la construction européenne parce qu'elle nous concerne tous, nous, nos parents, nos enfants, tous les Alsaciens à cause du rôle de Strasbourg et tous les Français parce que Nicolas Sarkozy a démontré que l'Union européenne avance mieux si des Hommes déterminés s'en occupent.
Ne pas voter le 7 juin 2009, revient pour vous à donner du pouvoir à des personnes qui n'ont pas les mêmes opinions que vous et peut-être même des opinions contraires. Ne remettez pas votre avenir entre des mains peu sûres.
06 avril 2009
La politique facile des chasseurs de voix
Lors d'évènements aussi importants que ceux que nous venons de vivre, il peut y avoir des couacs ou des fausses notes. C'est peut-être inévitable. Pourvu qu'il n'y ait pas de blessés, ni de morts.
Le plus désolant reste tout de même le comportement des élus socialistes français, de Strasbourg ou d'ailleurs. J'ai cherché en vain une position courageuse de la municipalité strasbourgeoise qui critiquait à la fois l'excès de forces de l'ordre avant, et l'insuffisance des interventions contre les casseurs, après. Je n'ai pas entendu, non plus, de justes approbations des mesures prises à Londres - pourtant saluées dans la plupart des capitales du monde -, pas plus que je n'ai enregistré de commentaires positifs pour le retour de la France dans les instances de décisions de l'OTAN.
Pourtant, souvenez-vous en 1966 lorsque le Général de Gaulle a décidé de quitter ces instances, la gauche de l'époque avait poussé des hauts cris !
Samedi soir et dimanche, je n'ai pas entendu de condamnations fermes de l'agitation des opposants au sommet et des voyous-casseurs. Le maire de Strasbourg cherchait les erreurs chez les forces de l'ordre. "Il faudra que l'Etat assume ses responsabilités et paie les dégâts", disait-il. Il prétend même que l'Etat devrait dédommager la ville de Strasbourg en finançant la prolongation du tramway jusqu'à Kehl. Curieux raccourci !
Lorsqu'un élu ne fait que la chasse aux voix, il aura forcément tendance à ménager ces anti-sommets qui se retrouvent évidemment plutôt dans les rangs de la gauche ou de l'ultra-gauche. Même si ceux-ci attendent beaucoup de notre société dont ils réclament toujours plus d'assitance et de soins, sans lui apporter leur contribution personnelle.
La relativité en politique : G20 ou OTAN
Ces quatre jours de début avril 2009 resteront gravés dans notre Histoire. En effet, nos dirigeants ont fait la preuve qu'ils étaient en mesure de répondre rapidement et efficacement aux problèmes qui se posent.
Les décisions prises à Londres et à Strasbourg ont fait faire un bond en avant aux affaires du monde.
Les accords pris à Londres entre les pays du G 20 permettront de remettre de l'ordre dans notre système financier : meilleure régulation des flux de capitaux, lutte renforcée contre les paradis fiscaux, moralisation
des ressources affectées aux acteurs des établissements financiers et des bourses, renforcement des moyens mis à disposition du FMI et de la Banque Mondiale pour aider les pays en difficulté. En deux mots : l'argent doit être au service de l'homme et non l'inverse. Il faut maintenant appliquer ces principes. L'action de Nicolas SARKOZY et d'Angela MERKEL a donné le ton aux débats du 2 avril et de nombreux autres chefs d'état ont compris qu'il n'y avait guère d'autre solution pour rester digne de la confiance des peuples.
A Strasbourg, les 28 pays de l'OTAN ont exprimé avec force leur stratégie face à l'agresseur quel qu'il soit. Ils ont expliqué qu'il n'y avait pas de double emploi avec l'ONU, ni d'ambiguïté avec la future défense européenne. L'OTAN ne doit pas être le gendarme du monde mais une alliance entre 28 pays qui se fixent des priorités communes face aux agresseurs de l'un d'entre eux.
Nous pouvons être rassurés de ce qui s'est fait à Londres et à Paris, essentiel pour l'avenir de la planête. Je garderai longtemps le souvenir de l'image des 28 chefs d'état sur la passerelle du Jardin des Deux Rives marchant d'un même pas vers Strasbourg. Ils représentaient samedi près d'un milliard d'hommes et de femmes qui apprécient de vivre en paix et en ont payé le prix, eux ou leurs ancêtres.
04 mars 2009
De quoi parlons-nous ? L'OTAN.
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (ou NATO, en anglais) est créée le 4 avril 1949 à Washington (USA) par douze états occidentaux qui cherchent à garantir la paix. Cinq ans après la victoire des alliés, et voyant la tournure que prenait l'après-Yalta, il pouvait certainement sembler utile de faire face à Staline et ses satellites.
Les douze premiers états sont : Belgique, Canada, Danemark, Etats-Unis, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni. Suivent en 1952 la Grêce et la Turque, puis Allemagne de l'ouest en 1955.
Pour l'anecdote, l'Urss avait demandé son adhésion en 1954. Staline étant mort le 5 mars 1953, on doit se demander de qui venait cette "plaisanterie". Sans doute, l'Urss croyait-elle avoir un accès plus facile aux secrets militaires de l'occident.
L'Espagne adhère en 1982, avant la République Tchèque, la Hongrie et la Pologne en 1999 et en 2004 la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. A ce jour, 26 pays se rassemblent pour s'apporter mutuellement aide et soutien en cas d'attaque contre l'un d'entre eux. (cliquez sur la carte pour l'agrandir)
Le 14 mai 1955, l'URSS créée le Pacte de Varsovie, qui sera dissout le 1er juillet 1991, après la chute du mur de Berlin .
En 1966, le Général de Gaulle prend ses distances avec l'OTAN (et surtout les USA) parce qu'il était opposé à l'intégration du commandement militaire. Autrement dit, de Gaulle ne voulait pas que l'armée française puisse se retrouver sous l'autorité d'un général américain ou d'un anglais. Il pensait surtout à la dissuasion nucléaire qui ne pouvait être efficace, à ses yeux, que s'il était celui qui appuierait sans partage sur le "bouton" du feu nucléaire. Rappelons que la France n'a jamais quitté l'OTAN, elle refusait seulement l'intégration militaire. En avril 2008, Nicolas Sarkosy annonce le retour de la France dans le Haut-Commandement militaire. Cela se confirmera à Strasbourg dans un mois.
L'OTAN à Strasbourg les 3 et 4 avril
Chaque fois que la presse parle du Sommet de l'OTAN qui se tiendra les 3 et 4 avril à Strasbourg, c'est pour en souligner les inconvénients, le dérangement et le manque à gagner causés à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden.
Une fois de plus, nous serions les victimes du système. Quel système ? Peu importe, le système quoi; celui qui dirige, qui commande, qui organise, qui inquiète, qui tire les ficelles. Et nous sommes les victimes ! Si ce n'est pas ce son de cloches-là, alors les journalistes choisissent de mettre en avant ce qu'ils appellent le contre-sommet. C'est à dire un assemblage de collectifs irresponsables venus d'un peu partout qui sont opposés : au sommet, à l'Otan, à une organisation sérieuse de notre défense, à l'hégémonie des Américains, à toute alliance pour la paix, à l'intégration des anciens pays de l'Urss,...
Ces manifestants du contre-sommet font plus de cheveux gris aux forces de police que les chefs d'état à protéger. Ils comptent bien se regrouper en un village "autogéré et alternatif" installé aux frais des contribuables le plus près possible du centre-ville afin que plus de 10 000 anti-sommets puissent se retrouver facilement à Strasbourg pour manifester sous les yeux des représentants de l'OTAN.
Vous l'avez remarqué vous-même, aucun journal n'a encore dit clairement ce que viennent faire chez nous les pays membres de l'OTAN. En fait depuis sa création en 1949, il y a déjà eu 23 sommets de l'Otan dont le plus récent a eu lieu à Bucarest (Roumanie) en avril 2008. Pour ces 23 sommets, il y a eu régulièrement des manifestations qui ont souvent causé des dégâts, c'est pourquoi la sécurité est au coeur de toute l'organisation en France comme en Allemagne.
Nous reviendrons sur ce sommet de l'OTAN dans les prochains jours.
14 février 2009
Un Cessna en travers ?
Jeudi vers 8h30, un jet Cessna s'est arrêté en plein milieu de la piste de l'Aéroport de Strasbourg-Entzheim et a empêché tout trafic durant sept heures. Les premières informations parlent d'un pneu éclaté qui aurait contraint le pilote de cet appareil privé, à interrompre son décollage. Il a freiné (peut-on freiner brutalement avec un pneu éclaté ?) et a laissé son appareil sur place.
Cette panne a provoqué l'annulation de 25 vols au départ de Strasbourg, de 14 vols vers Strasbourg et le déroutage de 8 vols vers d'autres aéroports.
L'avion a finalement été remorqué à 15h45 vers un emplacement à l'écart de la piste. Un incident, somme toute léger qui, partout ailleurs, aurait été réglé en quelques dizaines de minutes. Quels dommages pour les passagers des vols supprimés ou déroutés ? Quelles pertes financières pour l'aéroport et ses intervenants ? Quelle image de marque pour la Capitale de l'Europe ?
Le concessionnaire de notre aéroport, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bas-Rhin, reste stoïque et ... impuissante. Un président fataliste, un directeur de l'aéroport licencié depuis peu et pas vraiment remplacé, une plate-forme aéroportuaire en train de perdre ses passagers, tout cela donne une image déplorable de notre région au moment où l' Aéroport de Baden-Baden est en fort développement. Au moment aussi, où certains parlementaires européens se demandent si Strasbourg peut continuer à être le siège du Parlement. Au moment encore où la crise serait la cause de tout, en oubliant d'inviter à la mobilisation ceux qui sont payés pour assumer leurs responsabilités
Rappelons que la CCI est concessionnaire de l'aéroport depuis 1935 et que cette concession arrive à échéance en 2016. Il faut réféchir à la "prochaine bonne solution".





