22 octobre 2009
Un certain regard sur le monde
Nous étions près de 8 millions de téléspectateurs à regarder le documentaire de Yann Arthus-Bertrand diffusé mercredi à 20h35 sur France 2. Je voulais comprendre quelle était la démarche de cet homme dans ce film. A l'évidence, Yann Arthus-Bertrand est un excellent photographe. Après son livre de 1999 qui peut être qualifié de chef d'oeuvre, le film "HOME" a été présenté le 6 juin 2009, veille des élections européennes - par pur hasard -, pour nous sensibiliser à une certaine approche de l'écologie.
Hier soir, l'émission "Vu du Ciel" enfonçait le clou et mettait en accusation les états, entreprises, collectivités ou exploiteurs individuels qui s'appropriaient, légalement ou non, la nature pour en tirer un profit immédiat, fut-il de courte durée. Le talent mais aussi la technique du cinéaste n'avaient aucun mal à mettre le spectateur dans le rôle du coupable ou au moins du complice. Acheter des jeans lorsqu'on sait comment ils sont fabriqués, utiliser un téléphone mobile sachant comment est extrait le minérai qui le fait fonctionner, manger des sushis quand on a vu comment étaient péchés les thons rouges, devenaient un crime de lèse-écologie. Notre premier châtiment sera de passer pour de parfaits ignorants des pratiques courantes et condamnables dans certains milieux économiques.
Maintenant que nous sommes informés, que faire ? Certainement pas compter sur M. Arthus-Bertrand qui n'envisage pas de "mouiller sa chemise" pour construire, avec Nicolas Hulot ou Al Gore, un nouvel art de vivre à l'usage du Terrien moyen : une sorte de recherche du bonheur basée sur la modération de nos appétits.
Certaines religions ou philosophies prônaient déjà l'abstinence et la retenue. Faudra-t-il réinventer une spiritualité adaptée au XXIème siècle par laquelle l'homme et la femme trouveront, retrouveront une façon de s'élever par le respect et l'amour du prochain, plutôt que par l'argent et la réussite professionnelle ? Nous avons actuellement plus de six milliards de "prochains" presqu'à portée de mains et nous ne pouvons plus l'ignorer.
Alors, je vous propose, en toute modestie, de lire ce blog régulièrement afin de nous préparer à ce "Sommet de Copenhague" qui se tiendra début décembre. Rio de Janeiro c'était le début en 1992, Kyoto a suivi en 1997, Copenhague représente une nouvelle occasion de mondialiser l'écologie. Avec le Grenelle de l'Environnement de Nicolas SARKOSY, la France dans l'Union européenne peut jouer un rôle majeur. Le prix Nobel de Barack OBAMA place la barre assez haut pour nos amis américains.
08 octobre 2009
Clearstream, pas si limpide.
Clearstream signifie en anglais « courant limpide », c'est un comble !
Cet établissement financier est situé au Luxembourg et spécialisé dans l'échange de titres. Il est doublé d'une banque Clearstream Banking S.A., basée en Allemagne et au Luxembourg.
L'affaire Clearstream prend place dans les conflits brutaux qui agitent l’industrie française de l’armement depuis la création d’EADS et les luttes d’influence des géants de l’électronique militaire Thales et Alcatel. Ainsi, dans le groupe EADS, se déchireraient deux clans issus de l’ancien groupe Matra. C'est assez banal.
Le second volet de l'affaire Clearstream est la rivalité politique entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Dès les débuts de l'affaire, Nicolas Sarkozy y a vu une tentative grave de déstabilisation à quelques mois de l'élection présidentielle de 2007. Là, nous sommes dans le procès qui est en cours actuellement. En fait et en raccourci, Dominique de Villepin alors Premier Ministre est informé en avril-mai 2006, d'un complot qui viserait EADS. Il demande au Général Rondot d'enquêter sur ce soi-disant complot. Celui-ci découvre que des listings comportant des noms de personnalités ayant des comptes chez Clearstream pour des paiements occultes, contiennent aussi le nom de Nicolas SARKOZY et de quelques autres. Mais le Général Rondot découvre que ces listings sont des faux.
De Villepin savait-il que ces listings sont des faux et a-t-il laissé courir l'affaire pour nuire à Sarkozy et l'empêcher de gagner l'élection présidentielle ? C'est toute la question ! Je ne me prononce pas mais dans les enquêtes de police, on regarde souvent "à qui profite le crime" ? Je serais tenté de bien regarder : de Villepin n'est peut-être qu'un instrument.
07 octobre 2009
La France au pas de course
Je me demande souvent pourquoi tant de personnalités de gauche acceptent de prêter leur concours au Président SARKOZY. Que ce soit pour des postes ministériels ou à l'occasion de missions plus ponctuelles, je n'avais jamais vu, sous aucun gouvernement, une pratique de l'ouverture aussi large.
Souvenez-vous : Jack LANG, Claude EVIN, Eric BESSON, Bernard KOUCHNER, Martin HIRSCH, Fadela AMARA, Jean-Marie BOCKEL, Michel ROCARD, Frédéric MITTERRAND, tous ceux-là en deux ans et demi de présidence. Et ce ne sont pas les moins représentatifs de la gauche.
Il est exact qu'à la tête d'un pays démocratique comme la FRANCE, il n'y a rien de choquant que toutes les compétences d'un bord et de l'autre contribuent à faire avancer les affaires. Seulement, jusqu'ici cela n'a pas été souvent le cas. L'ouverture politique doit être précédée de l'ouverture d'esprit. On l'avait peu ou
pas du tout vue chez Chirac, Mitterrand, Pompidou ou de Gaulle. Giscard l'avait essayée "à la marge". Et ne me parlez pas d'Alain Bombard, Alain Decaux, Haroun Tazieff qui ont servi de hochet à François Mitterrand.
Il faut bien dire que le Président SARKOZY a fait une véritable ouverture en reconnaissant la compétence des personnes citées au deuxième paragraphe, auxquelles il a donné de vrais moyens de faire leurs preuves. Peut-être est-ce une question d'image car notre Président véhicule avec lui cette détermination annoncée, affichée et mise en pratique, qui nous fait dire : celui-là veut faire avancer la France.
25 septembre 2009
Pittsburgh, plus et mieux que Yalta ?
Qu'on le veuille ou non le monde vit une période exceptionnelle. Pour vous le démontrer, permettez-moi de jeter un regard en arrière de 65 ans . Je veux évoquer la fameuse conférence de Yalta où les Américains, les Soviétiques, les Anglais, et les Français sur un petit strapotin, s'étaient réunis pour prendre des décisions importantes pour l'après-guerre mondiale N° 2. Q
uatre pays décidaient pour tous les autres !
Aujourd'hui, nos regards se tournent vers Pittsburgh aux USA où en 3 ou 4 jours, une vingtaine de pays, les plus riches, les plus grands mais aussi ces pays qu'on appelle "émergeants" prennent des positions communes sur les finances mondiales; des positions qui seront affinées et renforcées lors des prochains "G 20" déjà prévus en 2010. Le FMI (Fonds Monétaire International) leur servira de pivot ou de cheville ouvrière. Il s'agit d'assainir les pratiques critiquables qui se sont installées dans les milieux de la finance internationale : la question des bonus dont l'énormité choque tout esprit raisonnable mais aussi la remise en état des pratiques bancaires puisque certains, aux USA et dans le reste du monde, avaient oublié leurs devoirs. Je veux parler de leurs devoirs envers l'humanité. Suis-je excessif ? Sûrement pas !
La crise financière que nous avons subie, dont l'origine était bien les mauvaises pratiques bancaires, a véritablement causé beaucoup de désordres et de souffrances dans le monde. Les gouvernements ont vivement réagi pour éviter la catastrophe : but atteint, mais non sans répercutions sur les équilibres économiques dans tous les pays. Il faut que les mesures de soutien soient prolongées pour les nations qui en ont le plus besoin pour leur développement harmonieux.
Merci à nos dirigeants, et parmi eux Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL, d'avoir pris très au sérieux ce coup de semonce. Maintenant, il faut consolider; c'est ce qui se passe à Pittsburgh et c'est un très grand moment.
23 juin 2009
Le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles.
Si vous avez pris le temps d'écouter le discours du Président devant le Congrès ou si vous avez pu l'enregistrer pour l'écouter le soir, vous avez constaté qu'une fois encore les médias, ceux qu'on appelle le quatrième pouvoir, ont fait un travail de gribouille.
Bien sûr, je sais qu'on manque de place dans les journaux et qu'on manque de temps à la télévision mais lorsqu'on réduit ce qui a été dit durant 45 minutes au seul lancement d'un emprunt d'état en octobre, je suis ébahi et je reste sans voix. C'est pourquoi, je vous écris ces quelques lignes.
En fait, j'ai entendu le Président de la République s'adresser avec confiance aux Français, à tous les Français, à travers leurs représentants élus. Nicolas Sarkozy nous a dit que les crises financière, économique et écologique peuvent être surmontées en nous rassemblant : ouvriers, employés, agents de l'état, entrepreneurs, intellectuels et tous les consommateurs. Il a dit que la France doit poursuivre les transformations nécessaires pour être un pays moderne et efficace. Il compte sur les lycéens, les enseignants, les chercheurs, les chefs d'entreprises petites, moyennes et grandes et les fonctionnaires au service de tous, pour unir leurs forces.
Il n'a pas promis de distribution de primes et ne veut pas développer l'assistanat. Il veut encourager l'investissement qui portera ses fruits, à l'école, à l'université, pour la formation des chômeurs, dans l'artisanat et les entreprises. Tout cela sera financé par des économies à faire, par le recours au déficit raisonnable et enfin à un emprunt qui donnera aux Français l'occasion de se mobiliser pour soutenir le pays. Nicolas Sarkozy ne demande pas l'impossible aux Français qui ont à peine les moyens de survivre mais il fait appel au civisme de la majorité de Français qui ont quelques économies (Livret "A", Epargne Logement, Assurance-vie). Un emprunt d'état à 4 % avec sans doute un avantage fiscal au remboursement serait un placement correct et sûr.
Nous verrons bien dans les prochains jours si les opposants systématiques ont des idées meilleures qui sortiraient du saupoudrage habituel ou de leur maxime illusoire : "prendre aux riches pour donner aux pauvres". Aucune mathématique ne peut soutenir ces fausses "bonnes solutions" qui n'ont jamais marché même dans les pays dits socialistes.
01 juin 2009
Prenez votre avenir en mains.
Les analyses d'accès anonymes à mes deux blogs m'indiquent qu'il y a quatre fois plus de visiteurs sur "Vu du Donon" que sur "Objectif Europe". Cela me parait assez compréhensif puis les sujets abordés sur le premier sont plus variés, plus proches de la vallée et, croit-on, touchent de plus près à notre vie quotidienne.
Cependant, la proximité des élections européennes devrait développer l'intérêt porté à l'Europe sauf si l'on estime que tout ce qui est européen est bien connu, au moins en Alsace.
Dans le cas contraire, faites-moi le plaisir de vous documenter, sur mon blog "Objectif Europe" mais aussi sur les autres sites que je vous indique de temps en temps. Chacun de nous doit être un acteur de la construction européenne parce qu'elle nous concerne tous, nous, nos parents, nos enfants, tous les Alsaciens à cause du rôle de Strasbourg et tous les Français parce que Nicolas Sarkozy a démontré que l'Union européenne avance mieux si des Hommes déterminés s'en occupent.
Ne pas voter le 7 juin 2009, revient pour vous à donner du pouvoir à des personnes qui n'ont pas les mêmes opinions que vous et peut-être même des opinions contraires. Ne remettez pas votre avenir entre des mains peu sûres.
26 mai 2009
Le Président OBAMA à Colleville.
Dans dix jours, le Président OBAMA foulera le sable des plages du débarquement de Normandie et, avec le Président SARKOZY, il se rendra à Colleville. Si cela vous dit, vous pourrez visiter le cimetière américain de
Colleville, dernière demeure pour 9 387 soldats américains dont 307 inconnus. La France a cédé les 70 ha. nécessaires aux Etats-Unis pour honorer leurs "boys" venus chez nous au secours de notre liberté.
Rappelons que Barack Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu (Etat d'Hawaii), 17 ans après la fin de la guerre.
Je ne doute pas que ses services lui auront préparé un condensé de la seconde guerre mondiale où les Etats-Unis ont tenu une place essentielle. Mais il saura aussi, sinon Nicolas Sarkozy le lui rappellera, quel rôle important a eu la Résistance dès 1940 et jusqu'à la victoire finale. Grâce au Général de Gaulle, on pourra dire que les Français n'ont pas attendu leurs libérateurs les bras croisés et les larmes de la défaite aux yeux.
Je suggère qu'on trouve quelques petits normands pour chanter au Président américain ce "Chant des Partisans" qui fut composé en mai 1943 par Joseph KESSEL, Maurice DRUON et une musicienne d'origine russe Anna MARLY. (cliquez sur l'image pour l'aggrandir)
Le texte du chant avait été parachuté par des aviateurs britanniques au-dessus des terres de la Résistance. En fait, ce chant était prévu pour servir d'indicatif musical à l'émission "Honneur et Patrie" diffusé par la BBC.
Je vous parie un caramel mou que nos journalistes déjà mobilisés pour la comémoration du 6 juin ne diront pas un mot de ce que fut la grandeur des gens modestes en France.
08 mai 2009
La Marine à l'honneur
Le Chef de l'Etat a donné un éclat particulier au 65ème anniversaire du débarquement de Provence qui a eu lieu le 15 août 1944. Nicolas Sarkozy a marqué ce 8 mai, Fête de la Victoire, par une revue navale grandiose en sa mémoire.
L'Armée française a été mise à l'honneur et en particulier la Marine Nationale qui a fait la démonstration de ses capacités. 17 bâtiments de la Marine et 32 aéronefs des trois armes ont rendu les honneurs au Président qui observait les opérations depuis la plage avant du BPC "Mistral" (cliquez sur le nom pour en savoir plus).
Il me parait essentiel de montrer aux Français que notre pays est en mesure d'assumer ses responsabilités de nation moderne, de pilier de l'Union européenne et de membre de l'OTAN. La France doit être protectrice des libertés et aller au secours de celle-ci lorsqu'elles sont menacées. Notre gouvernement est amené à participer à des opérations militaires en Afrique, au Moyen-Orient ou dans les Balkans et la Marine Nationale est chaque fois mise à contribution. Les deux BPC (le troisième est en construction) sont particulièrement adaptés à ces missions. Les frégates ultra-modernes nous sont enviées par beaucoup de pays. Nos Rafales qui équipent maintenant l'Armée de l'Air après la Marine, comptent parmi les meilleurs avions de chasse.
Nous pouvons être fiers de notre Armée. Non seulement de ses équipements mais aussi de la compétence et du dévouement des hommes et des femmes qui la composent.
30 avril 2009
Bayrou tente le tout pour le tout
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, François Bayrou pouvait incarner une démarche originale. Il disait ne pas vouloir se classer ni à droite, ni à gauche et il a obtenu 18,57 % des exprimés (6 820 000 voix). Dans le même tour, Royal avait obtenu 25,87 % des exprimés (9 500 000 voix) et Sarkozy 31,18 % des exprimés (11 448 000 voix).
Entre les deux tours, il a négocié avec Royal : serait-il premier ministre ? Elle a tenté de le rencontrer chez lui mais n'a pas été reçue. Bayrou savait qu'il avait manqué sa chance.
Au deuxième tour, Nicolas Sarkozy obtient 53,06 % des exprimés (18 983 000 voix) et Royal 46,94 % (16 790 000 voix) et Sarkozy est Président.
En mai 2009, le Président fait son travail d'une manière déterminée, comme un chef d'entreprise. Il est sur tous les fronts et fidèles à l'image de la France que souhaitaient ceux qui l'ont élu. Ségolène Royal, battue dans son propre parti, fait comme elle peut pour exister et occuper une place qu'elle a perdu mais elle se prépare pour 2012 en courant derrière sa crédibilité.
François Bayrou sait qu'il a perdu sa bonne cote à cause de son manque de clarté et de ses manoeuvres avec Royal. Son objectif est d'abattre Sarkozy pour être seul en 2012 face à la gauche. Car, face à un président présent sur tous les fronts et très actif sur les plans européen et mondial, poursuivant les réformes promises malgré les difficultés inattendues de la crise, Bayrou s'affole et choisit l'outrance contre les institutions de la république ainsi que les attaques personnelles. Rien ne trouve grâce à ses yeux puisque personne ne le comprend plus et ne l'aime plus.
Jusqu'où ira-t-il au risque de décevoir ses derniers fidèles ? Ses têtes de liste aux européennes comme JF Kahn sont révélatrices de son désarroi et de son "jusqu'au boutisme".
20 avril 2009
Stratégie dangereuse à gauche
Il sort rarement quelque chose de bon d'un parti politique sauf lorsqu'il se met au service d'un homme providentiel. Pourtant, une démocratie sans partis politiques est un carrosse sans cheval. Le meilleur cocher ne servirait à rien.
Il est donc nécessaire de s'intéresser aux partis politiques : voir ce qu'ils veulent, écouter ce qu'ils proposent, évaluer les moyens qu'ils mettent en oeuvre pour réussir.
Sur ce dernier point, le Parti Socialiste est surprenant. Il se dit européen mais fait voter "Non" au traité constitutionnel en 2005. Il veut distribuer les richesses aux français mais appauvrit la France lorsqu'il la gouverne. Il se prétend démocratique mais désigne ses têtes de liste aux Européennes à huis-clos. Il était pour l'Otan en 1966 mais se déclare opposé à notre réintégration dans l'Otan en 2009. Il nationalise en 1981 mais critique les interventions de Nicolas Sarkozy dans la gestion des banques il y a quelques mois.
Aujourd'hui, je ne peux que constater la stratégie de Martine Aubry qui pousse insidieusement sa rivale Royal à tous les excès : voyage aux USA payé par un grand couturier, visites à l'étranger pour rester à la "une" des médias, procès aux magazines pour des secrets de polichinelle, rafales de "pardons" à tous propos au nom des Français qui ne lui demandent rien, interventions saugrenues dans les DOM-TOM où on attendait plutôt la Première Secrétaire, etc. A croire que Martine Aubry veut créer une véritable "overdose" de Royal pour organiser son rejet en 2012 à la prochaine présidentielle. Mais ces femmes sont incapables d'une telle perfidie entre elles !





