08 mai 2009
La Marine à l'honneur
Le Chef de l'Etat a donné un éclat particulier au 65ème anniversaire du débarquement de Provence qui a eu lieu le 15 août 1944. Nicolas Sarkozy a marqué ce 8 mai, Fête de la Victoire, par une revue navale grandiose en sa mémoire.
L'Armée française a été mise à l'honneur et en particulier la Marine Nationale qui a fait la démonstration de ses capacités. 17 bâtiments de la Marine et 32 aéronefs des trois armes ont rendu les honneurs au Président qui observait les opérations depuis la plage avant du BPC "Mistral" (cliquez sur le nom pour en savoir plus).
Il me parait essentiel de montrer aux Français que notre pays est en mesure d'assumer ses responsabilités de nation moderne, de pilier de l'Union européenne et de membre de l'OTAN. La France doit être protectrice des libertés et aller au secours de celle-ci lorsqu'elles sont menacées. Notre gouvernement est amené à participer à des opérations militaires en Afrique, au Moyen-Orient ou dans les Balkans et la Marine Nationale est chaque fois mise à contribution. Les deux BPC (le troisième est en construction) sont particulièrement adaptés à ces missions. Les frégates ultra-modernes nous sont enviées par beaucoup de pays. Nos Rafales qui équipent maintenant l'Armée de l'Air après la Marine, comptent parmi les meilleurs avions de chasse.
Nous pouvons être fiers de notre Armée. Non seulement de ses équipements mais aussi de la compétence et du dévouement des hommes et des femmes qui la composent.
06 avril 2009
La politique facile des chasseurs de voix
Lors d'évènements aussi importants que ceux que nous venons de vivre, il peut y avoir des couacs ou des fausses notes. C'est peut-être inévitable. Pourvu qu'il n'y ait pas de blessés, ni de morts.
Le plus désolant reste tout de même le comportement des élus socialistes français, de Strasbourg ou d'ailleurs. J'ai cherché en vain une position courageuse de la municipalité strasbourgeoise qui critiquait à la fois l'excès de forces de l'ordre avant, et l'insuffisance des interventions contre les casseurs, après. Je n'ai pas entendu, non plus, de justes approbations des mesures prises à Londres - pourtant saluées dans la plupart des capitales du monde -, pas plus que je n'ai enregistré de commentaires positifs pour le retour de la France dans les instances de décisions de l'OTAN.
Pourtant, souvenez-vous en 1966 lorsque le Général de Gaulle a décidé de quitter ces instances, la gauche de l'époque avait poussé des hauts cris !
Samedi soir et dimanche, je n'ai pas entendu de condamnations fermes de l'agitation des opposants au sommet et des voyous-casseurs. Le maire de Strasbourg cherchait les erreurs chez les forces de l'ordre. "Il faudra que l'Etat assume ses responsabilités et paie les dégâts", disait-il. Il prétend même que l'Etat devrait dédommager la ville de Strasbourg en finançant la prolongation du tramway jusqu'à Kehl. Curieux raccourci !
Lorsqu'un élu ne fait que la chasse aux voix, il aura forcément tendance à ménager ces anti-sommets qui se retrouvent évidemment plutôt dans les rangs de la gauche ou de l'ultra-gauche. Même si ceux-ci attendent beaucoup de notre société dont ils réclament toujours plus d'assitance et de soins, sans lui apporter leur contribution personnelle.
La relativité en politique : G20 ou OTAN
Ces quatre jours de début avril 2009 resteront gravés dans notre Histoire. En effet, nos dirigeants ont fait la preuve qu'ils étaient en mesure de répondre rapidement et efficacement aux problèmes qui se posent.
Les décisions prises à Londres et à Strasbourg ont fait faire un bond en avant aux affaires du monde.
Les accords pris à Londres entre les pays du G 20 permettront de remettre de l'ordre dans notre système financier : meilleure régulation des flux de capitaux, lutte renforcée contre les paradis fiscaux, moralisation
des ressources affectées aux acteurs des établissements financiers et des bourses, renforcement des moyens mis à disposition du FMI et de la Banque Mondiale pour aider les pays en difficulté. En deux mots : l'argent doit être au service de l'homme et non l'inverse. Il faut maintenant appliquer ces principes. L'action de Nicolas SARKOZY et d'Angela MERKEL a donné le ton aux débats du 2 avril et de nombreux autres chefs d'état ont compris qu'il n'y avait guère d'autre solution pour rester digne de la confiance des peuples.
A Strasbourg, les 28 pays de l'OTAN ont exprimé avec force leur stratégie face à l'agresseur quel qu'il soit. Ils ont expliqué qu'il n'y avait pas de double emploi avec l'ONU, ni d'ambiguïté avec la future défense européenne. L'OTAN ne doit pas être le gendarme du monde mais une alliance entre 28 pays qui se fixent des priorités communes face aux agresseurs de l'un d'entre eux.
Nous pouvons être rassurés de ce qui s'est fait à Londres et à Paris, essentiel pour l'avenir de la planête. Je garderai longtemps le souvenir de l'image des 28 chefs d'état sur la passerelle du Jardin des Deux Rives marchant d'un même pas vers Strasbourg. Ils représentaient samedi près d'un milliard d'hommes et de femmes qui apprécient de vivre en paix et en ont payé le prix, eux ou leurs ancêtres.
17 mars 2009
L'OTAN et la France
Au moment même où les députés français vont approuver l'intégration de la France dans la plupart des organes de décision de l'Otan, tant en gardant l'indépendance de son arme atomique, certains font semblant d'être les "gardiens du temple" de l'orthodoxie gaulliste.
Je parle d'abord de quelques parlementaires gaullistes qui estiment que la décision du Général de Gaulle en 1966 de prendre ses distances avec l'Otan, fait partie de ces dogmes intouchables. J'imagine que ces élus vivent en 2009 comme ils le faisaient en 1966. Pour eux, le monde n'a pas changé, les rapports de force restent identiques, les risques géopolitiques sont ceux de la "guerre froide" de Staline et de Khroutchev.
D'autres, dans les partis de gauche, déclarent que si Mitterrand n'est pas revenu à l'Otan c'est que ce retour serait une erreur. Ils oublient simplement que Mitterrand était prisonnier des communistes dont il avait besoin pour gouverner (programme commun et la suite: il avait même désigner un communiste comme ministre de la défense) et que pour ces élus, tout ce qui rendait les Occidentaux plus forts et plus unis, devait être combattu.
Alors, soyons sérieux et reprenons l'article précédent de ce blog. Vous voyez bien que l'angélisme de certains, les visions franco-françaises des autres et les utopies des troisièmes n'ont pas leur place dans le contexte qui est le nôtre : appétit des Russes, expansionnisme des Chinois et des Indiens, terrorisme des extrémistes du Proche et Moyen-Orient.
Il n'y aurait donc de salut qu'avec les USA ? Compte tenu de mon année de naissance (1944), il m'est assurément facile de faire un choix basé sur mon vécu de la deuxième moitié du XXème siècle.
05 mars 2009
Que fait l'OTAN à Strasbourg ?
La réunion que les Français ont l'honneur d'accueillir à Strasbourg les 3 et 4 avril 2009 est le 24ème Sommet de l'OTAN, depuis sa création en 1949.
Il faut savoir que l'OTAN est dirigée par le Conseil de l'Atlantique Nord qui se réunit deux fois par an au niveau des ministres de la défense et des affaires étrangères et plus occasionnellement au niveau des chefs d'état et de gouvernement. Ce Conseil se réunit régulièrement au niveau des représentants permanents.
Ce Sommet de l'OTAN réunit donc les 26 chefs d'état et de gouvernement pour traiter un ordre du jour qui comprend principalement l'engagement des forces en Afganistan, la question de la bande de Gaza et célébrer le 60ème Anniversaire de la création de l'OTAN.
Actuellement, l'OTAN est présidée par M. Jaap de Hoop Scheffer, un diplomate hollandais, qui en est le Secrétaire Général. Il est né le 3 avril 1948 à Amsterdam; son épouse est professeur de français; ils ont deux filles. A Baden-Baden, le gâteau d'anniversaire sera prêt.
Le rôle du Secrétaire Général est très important ne serait-ce qu'à cause de la façon dont sont prises les décisions du Conseil de l'Atlantique Nord. En effet, même pour les sujets les plus importants, il n'y a pas de vote et les décisions sont toujours prises par consensus. Cela signifie que chaque accord reflète la position collective des 26 pays membres.
04 mars 2009
De quoi parlons-nous ? L'OTAN.
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (ou NATO, en anglais) est créée le 4 avril 1949 à Washington (USA) par douze états occidentaux qui cherchent à garantir la paix. Cinq ans après la victoire des alliés, et voyant la tournure que prenait l'après-Yalta, il pouvait certainement sembler utile de faire face à Staline et ses satellites.
Les douze premiers états sont : Belgique, Canada, Danemark, Etats-Unis, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni. Suivent en 1952 la Grêce et la Turque, puis Allemagne de l'ouest en 1955.
Pour l'anecdote, l'Urss avait demandé son adhésion en 1954. Staline étant mort le 5 mars 1953, on doit se demander de qui venait cette "plaisanterie". Sans doute, l'Urss croyait-elle avoir un accès plus facile aux secrets militaires de l'occident.
L'Espagne adhère en 1982, avant la République Tchèque, la Hongrie et la Pologne en 1999 et en 2004 la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. A ce jour, 26 pays se rassemblent pour s'apporter mutuellement aide et soutien en cas d'attaque contre l'un d'entre eux. (cliquez sur la carte pour l'agrandir)
Le 14 mai 1955, l'URSS créée le Pacte de Varsovie, qui sera dissout le 1er juillet 1991, après la chute du mur de Berlin .
En 1966, le Général de Gaulle prend ses distances avec l'OTAN (et surtout les USA) parce qu'il était opposé à l'intégration du commandement militaire. Autrement dit, de Gaulle ne voulait pas que l'armée française puisse se retrouver sous l'autorité d'un général américain ou d'un anglais. Il pensait surtout à la dissuasion nucléaire qui ne pouvait être efficace, à ses yeux, que s'il était celui qui appuierait sans partage sur le "bouton" du feu nucléaire. Rappelons que la France n'a jamais quitté l'OTAN, elle refusait seulement l'intégration militaire. En avril 2008, Nicolas Sarkosy annonce le retour de la France dans le Haut-Commandement militaire. Cela se confirmera à Strasbourg dans un mois.
L'OTAN à Strasbourg les 3 et 4 avril
Chaque fois que la presse parle du Sommet de l'OTAN qui se tiendra les 3 et 4 avril à Strasbourg, c'est pour en souligner les inconvénients, le dérangement et le manque à gagner causés à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden.
Une fois de plus, nous serions les victimes du système. Quel système ? Peu importe, le système quoi; celui qui dirige, qui commande, qui organise, qui inquiète, qui tire les ficelles. Et nous sommes les victimes ! Si ce n'est pas ce son de cloches-là, alors les journalistes choisissent de mettre en avant ce qu'ils appellent le contre-sommet. C'est à dire un assemblage de collectifs irresponsables venus d'un peu partout qui sont opposés : au sommet, à l'Otan, à une organisation sérieuse de notre défense, à l'hégémonie des Américains, à toute alliance pour la paix, à l'intégration des anciens pays de l'Urss,...
Ces manifestants du contre-sommet font plus de cheveux gris aux forces de police que les chefs d'état à protéger. Ils comptent bien se regrouper en un village "autogéré et alternatif" installé aux frais des contribuables le plus près possible du centre-ville afin que plus de 10 000 anti-sommets puissent se retrouver facilement à Strasbourg pour manifester sous les yeux des représentants de l'OTAN.
Vous l'avez remarqué vous-même, aucun journal n'a encore dit clairement ce que viennent faire chez nous les pays membres de l'OTAN. En fait depuis sa création en 1949, il y a déjà eu 23 sommets de l'Otan dont le plus récent a eu lieu à Bucarest (Roumanie) en avril 2008. Pour ces 23 sommets, il y a eu régulièrement des manifestations qui ont souvent causé des dégâts, c'est pourquoi la sécurité est au coeur de toute l'organisation en France comme en Allemagne.
Nous reviendrons sur ce sommet de l'OTAN dans les prochains jours.





