01 juin 2009
Prenez votre avenir en mains.
Les analyses d'accès anonymes à mes deux blogs m'indiquent qu'il y a quatre fois plus de visiteurs sur "Vu du Donon" que sur "Objectif Europe". Cela me parait assez compréhensif puis les sujets abordés sur le premier sont plus variés, plus proches de la vallée et, croit-on, touchent de plus près à notre vie quotidienne.
Cependant, la proximité des élections européennes devrait développer l'intérêt porté à l'Europe sauf si l'on estime que tout ce qui est européen est bien connu, au moins en Alsace.
Dans le cas contraire, faites-moi le plaisir de vous documenter, sur mon blog "Objectif Europe" mais aussi sur les autres sites que je vous indique de temps en temps. Chacun de nous doit être un acteur de la construction européenne parce qu'elle nous concerne tous, nous, nos parents, nos enfants, tous les Alsaciens à cause du rôle de Strasbourg et tous les Français parce que Nicolas Sarkozy a démontré que l'Union européenne avance mieux si des Hommes déterminés s'en occupent.
Ne pas voter le 7 juin 2009, revient pour vous à donner du pouvoir à des personnes qui n'ont pas les mêmes opinions que vous et peut-être même des opinions contraires. Ne remettez pas votre avenir entre des mains peu sûres.
30 avril 2009
Bayrou tente le tout pour le tout
Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, François Bayrou pouvait incarner une démarche originale. Il disait ne pas vouloir se classer ni à droite, ni à gauche et il a obtenu 18,57 % des exprimés (6 820 000 voix). Dans le même tour, Royal avait obtenu 25,87 % des exprimés (9 500 000 voix) et Sarkozy 31,18 % des exprimés (11 448 000 voix).
Entre les deux tours, il a négocié avec Royal : serait-il premier ministre ? Elle a tenté de le rencontrer chez lui mais n'a pas été reçue. Bayrou savait qu'il avait manqué sa chance.
Au deuxième tour, Nicolas Sarkozy obtient 53,06 % des exprimés (18 983 000 voix) et Royal 46,94 % (16 790 000 voix) et Sarkozy est Président.
En mai 2009, le Président fait son travail d'une manière déterminée, comme un chef d'entreprise. Il est sur tous les fronts et fidèles à l'image de la France que souhaitaient ceux qui l'ont élu. Ségolène Royal, battue dans son propre parti, fait comme elle peut pour exister et occuper une place qu'elle a perdu mais elle se prépare pour 2012 en courant derrière sa crédibilité.
François Bayrou sait qu'il a perdu sa bonne cote à cause de son manque de clarté et de ses manoeuvres avec Royal. Son objectif est d'abattre Sarkozy pour être seul en 2012 face à la gauche. Car, face à un président présent sur tous les fronts et très actif sur les plans européen et mondial, poursuivant les réformes promises malgré les difficultés inattendues de la crise, Bayrou s'affole et choisit l'outrance contre les institutions de la république ainsi que les attaques personnelles. Rien ne trouve grâce à ses yeux puisque personne ne le comprend plus et ne l'aime plus.
Jusqu'où ira-t-il au risque de décevoir ses derniers fidèles ? Ses têtes de liste aux européennes comme JF Kahn sont révélatrices de son désarroi et de son "jusqu'au boutisme".
28 avril 2009
Le rôle de l'apprenti-sorcier revient à PPDA
Il n'y a sans doute pas beaucoup de téléspectateurs à avoir regarder jusqu'au bout l'émission de PPDA sur ARTE ce mardi à 20 h 45. Il a appelé cela "L'avis des autres" et on devait assister aux questionements de 27 témoins européens sur un sujet d'actualité face à quelques invités choisis.
En fait, le sujet de ce soir était en gros : "la crise peut-elle tourner à la révolution" ? Parmi la quinzaine de personnes qui se sont exprimées, 3 ou 4 étaient d'avis que les crises doivent être traitées le plus tôt possible et dans la recherche d'un consensus entre tous les partenaires et les autres estimaient qu'il y avait avantage à aboutir à un confrontation et pourquoi pas un exercice de type révolutionnaire.
PPDA a été aussi mielleux que du temps de TF1 et avait choisi les invités pour leur agressivité à l'égard de l'ordre établi et d'une société qui allait "dans le mur" parce qu'il n'y a pas d'autres hypothèses envisageables que la faillite du "néo-libéralisme", dixit les apprentis révolutionnaires.
C'est très triste lorsqu'on pense sérieusement aux difficultés que connaissent de nombreux Européens et lorsqu'on sent bien que PPDA ne cherche qu'à régler ses comptes personnels avec ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à son éviction de TF1. On sait que lui n'a pas eu besoin d'un plan social.
04 avril 2009
Barack Obama a saisi la perche
Prétendre que le Président SARKOZY a tout réussi tout seul lors de la réunion du G 20 à Londres serait excessif. En revanche, je prétends que c'est lui qui a donné le ton de cette conférence en annonçant bien fort qu'il ne suffirait pas d'émettre quelques banalités vite oubliées et de retourner "at home", la conscience tranquille.
Nicolas Sarkozy, appuyé par Angela MERKEL et plusieurs dirigeants de l'Union Européenne, a entraîné à sa suite le président chinois et quelques chefs d'état sud-américains. Toutes ces personnalités avaient en commun la certitude qu'on ne pourrait pas sortir de la crise en injectant quelques milliards de plus dans l'économie. Ils voulaient rétablir la confiance des peuples en un système qui a permis en 65 ans de sortir de la misère d'après-guerre.
Depuis 1945, notre système libéral nous a permis de reconstruire toute l'Europe et une partie de l'Asie, de financer les progrès technologiques, les progrès sociaux, la recherche et d'améliorer la santé des populations des pays développés. Là où le communisme a lamentablement échoué, l'économie de marché - si elle est maîtrisée - a réussi.
Ce n'est pas la mauvaise déviance de quelques responsables - d'ailleurs irresponsables - d'établissements financiers qui devait nous précipiter dans l'aventure et la récession. Cette réunion du G 20 a permis au tout nouveau Président des Etats-Unis de prendre la mesure de ses partenaires mondiaux et de contribuer puissamment au redressement amorcé aujourd'hui, dans un monde dont il a dessiné les nouveaux contours.
31 mars 2009
Bon anniversaire à l'OTAN
Avec le traité de l'Atlantique Nord, signé à Washington le 4 avril 1949, la guerre froide s'organise.
Alarmés par le «coup de Prague» du 25 février 1948, les États-Unis, le Canada et dix pays d'Europe de l'Ouest veulent contenir une éventuelle agression du bloc communiste aux ordres de Staline. Pour la mise en oeuvre de leurs résolutions, ils fondent l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN, ou NATO).
Les membres européens sont la Belgique, le Danemark, la France, l'Italie, l'Islande, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni. La Grèce et la Turquie adhèrent à l'organisation peu après sa création ainsi que la République fédérale allemande.
Cet organisme international est une alliance défensive. Elle est placée sous l'autorité du Conseil de l'Atlantique Nord. Son siège est dans un premier temps établi à Paris, dans un bel immeuble de la Porte Dauphine (aujourd'hui Université).
Le quartier général en Europe est fixé à Rocquencourt, près de Versailles. C'est le SHAPE (en anglais Supreme Headquarters Allied Powers Europe). Le premier commandant suprême est le général américain Dwight Eisenhower, héros du débarquement de Normandie.
Le 14 mai 1955, les Soviétiques signent le Pacte de Varsovie avec sept pays satellites d'Europe centrale: Albanie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, République démocratique allemande, Roumanie et Tchécoslovaquie.
En 1966, le général de Gaulle, président de la République française, décide de retirer son pays des organes opérationnels de l'OTAN sans cesser d'appartenir à l'alliance. Il veut que la France conserve la pleine maîtrise de sa force de dissuasion nucléaire sans avoir de compte à rendre à quiconque.
Le SHAPE et le Conseil de l'Atlantique se transportent alors dans la banlieue de Bruxelles.
Au début des années 1980, l'OTAN réagit avec succès à la menace que représentent les missiles SS20 déployés par l'URSS en Europe centrale : elle menace de déployer le long du rideau de fer des missiles de croisière Pershing-2 et les Soviétiques préfèrent retirer leurs propres fusées.
L'Urss souffre d'un délabrement croissant de son économie et sa population voit ses conditions de vie empirer d'année en année. Elle finit par imploser en 1991 sous le poids de ses contradictions internes et grâce à l'action de Lech Walesa en Pologne et de Jean-Paul II dans le monde.
Suite à l'effondrement de l'URSS, la Pologne, la Hongrie et la République tchèque ont rejoint l'OTAN en mars 1999. Sept autres États d'Europe centrale les ont suivis en mai 2004, portant à 26 le nombre de ses membres: Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Slovénie, Roumanie et Bulgarie. Ils cherchent une protection efficace contre la Russie. Aujourd'hui, ils sont rejoints par la Croatie et l'Albanie (28).
Je veux souhaiter un bon anniversaire (60 ans) à l'OTAN qui conserve toute son utilité pour préserver la paix en Europe même si la Russie a besoin de se restructurer, rien ne me permet de croire qu'elle a oublié toutes ses intentions hégémoniques. Les tchétchènes, les ossètes, les ukrainiens, et bien d'autres anciens satellites de l'Urss pourraient vous en parler d'expérience. Le risque vient aussi du terrorrisme de toute origine.
28 février 2009
Un mémorial d'avenir à Schirmeck
Si vous êtes passés dans le Calvados, vous n'avez pas pu manquer le fameux Mémorial de Caen qui est une oeuvre exceptionnelle pour tous ceux qui veulent comprendre le monde contemporain.
Moi, je vous recommande cependant de profiter du début du printemps pour aller visiter le Mémorial d'Alsace-Moselle (cliquez sur le mot) à Schirmeck. Il vaut le détour lui-aussi et il est tout près de nous. Il a été financé par des fonds publics et s'il se trouve dans la vallée de la Bruche c'est largement grâce au Député Alain FERRY.
L'objectif des Amis du Mémorial d'Alsace Moselle est de faire connaître pour mieux la comprendre l'histoire de l'Alsace-Moselle depuis 1870 à nos jours. Une région qui a changé quatre fois de nationalité avec une population qui a su garder ses valeurs et ses convictions. Si ce mémorial est situé juste en face du Struthof, dont on aperçoit le monument au loin, c'est parce que ses auteurs ont voulu tracé ce chemin que nos aïeux ont parcouru avec leur courage. Ce n'est en aucun cas un musée de plus sur les horreurs des guerres, c'est un mémorial pour l'avenir, fréquemment visité par les élèves des écoles, des collèges et des lycées.
Finalement, ce mémorial s'inscrit clairement dans la construction de l'Europe pacifiée selon Jean Monnet, dont vous pouvez suivre, pas à pas, l'élaboration sur le pavis qui s'élève vers l'infini.





