09 novembre 2009
Jean-Paul II, Kohl et Gorbatchev face au Mur
Je suis et resterai admiratif de la façon dont Helmut KOHL, Chancelier de la réunification, a réussi à rassembler le peuple allemand de l'ouest et de l'est. Rien n'était gagné d'avance. Tout était risqué. Et les milliards de DM dépensés à cette époque et aujourd'hui encore, n'expliquent rien. KOHL n'a pas acheté l'Allemagne de l'Est. Il a fourni aux soviétiques une clé pour ne pas perdre la face en ouvrant le Mur.
GORBATCHEV ne peut pas être crédité d'une volonté exceptionnelle de paix et de libéralisation. Il a, de mon point de vue, eu l'intelligence et le courage de reconnaître la totale déconfiture du communisme et de rechercher une solution pacifique acceptable pour les peuples et avant eux pour les apparatchiks de l'est.
JEAN-PAUL II est le troisième pilier de ce bouleversement encore inimaginable en 1980.
Dès le début des années 1950, le jeune prêtre, futur pape, a entamé son combat pour la liberté religieuse. Combats pacifiques et obstinés pour la construction d'églises, ferveur paysanne contre matraques et gaz lacrimogènes, qui se transforment en véritable stratégie de harcèlement systématique. Le Vatican le soutient. Le Cardinal-archevêque Wojtyla de Varsovie a su placer la relation qui unit le peuple à Dieu à un niveau bien supérieur à celle d'un citoyen avec son gouvernement. Rien à voir entre les deux !
Le premier voyage du Pape Jean-Paul II en juin 1979 le conduit en Pologne où Solidarnosc reçoit son soutien. Le génie du Pape est d'avoir réduit le communisme à un épisode historique incapable de rivaliser avec le caractère divin de la mission terrestre de l'Eglise. Lorsqu'il en eut fini avec le communisme à la soviétique, JEAN-PAUL II poursuivit son combat sous toutes les latitudes et au sein même du Vatican.
Les journalistes qui ont couvert ce 20ème anniversaire de la chute du Mur, ont la mémoire courte ou manquent de repères. En tous cas, je n'en ai pas beaucoup entendu qui disaient comme GORBATCHEV : "Rien de ce qui s'est passé en Europe de l'Est, n'aurait été possible sans la présence de ce pape."
19 avril 2009
Les mots ont un sens, nos actes aussi !
Baptême vient du grec "baptizien" qui signifie : plonger, immerger. Chez certains juifs, déjà avant Jésus-Christ, cette immersion dans l'eau exprimait un désir de conversion. Depuis le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain, le baptême représente un passage, le passage vers une vie nouvelle, vers l'état d'enfant aimé de Dieu.
Dans le langage courant, nous parlons aussi du "baptême de l'air" de l'aviateur, du "baptême du feu" du soldat et on sait ce que cela signifie.
Mais depuis presque 2 000 ans, les chrétiens du monde entier demandent le sacrement du baptême qui correspond à une démarche vers la vie éternelle des croyants. L'immersion totale est remplacée par le filet d'eau versée sur la tête, c'est le baptême par aspersion. Tertullien, un des Pères de l'Eglise, disait : "on ne naît pas chrétien, on le devient".
Que peut-on trouver de commun avec ce baptême civil dont on nous rabat les oreilles dans une certaine presse ou certains milieux ? C'est durant la Révolution française, en 1794, que l'on a inventé ce simulacre de baptême parce que les religions avaient été interdites par les révolutionnaires. Il a réapparu récemment dans les familles non-croyantes pensant donner un cadre à l'existence de leurs enfants; quel cadre, quel engagement, quelle promesse ? Par l'inscription à l'état-civil, la république ou tout autre régime reconnait déjà l'existence d'un enfant. Quelle garantie ou quelle protection cherche-t-on auprès de la république ?
Il n'existe pas de registre officiel des baptêmes civils, pas de loi organisant le baptême civil et le document remis à la famille n'a aucune valeur légale, juste un souvenir de quelques minutes passées à la mairie !
Dommage que certains maires incitent les familles à la facilité en acceptant de célébrer ces baptêmes vides de sens, alors que rien ne les y oblige.
12 février 2009
De Darwin à Lincoln, par ordre alphabétique.
Ce 12 février 1809, sont nés, l'un en Angleterre et l'autre en Amérique, Charles DARWIN et Abraham LINCOLN, jour plein de promesses pour l'Humanité. J'ai déjà évoqué le personnage d'Abraham Lincoln et j'y reviendrai. Voyons aujourd'hui ce que nous apporte Charles Darwin (1809-1882).
Darwin est un savant, qui s'est passionné dès son enfance pour l'observation de la nature. Il a marqué l'Histoire par ses recherches qui ont abouti, dans un livre appelé "On the origin of species" (De l'origine des espèces), à la théorie que l'on peut résumer à l'extrême en disant : "La fonction crée l'organe". On peut dire aussi que l'emploi d'un organe le développe tandis que le défaut d'usage le fait disparaître. De là, Darwin construit sa théorie de l'évolution des espèces sur la Terre. Il a fait partie d'une expédition scientifique de cinq ans à bord du "Beagle" dont il a tiré une somme considérable d'observations et a rapporté plus de 3 900 spécimens qu'il va étudier tout le reste de sa vie.
Le problème, c'est que la théorie de l'évolution de Darwin et quelques autres savants heurte de front l'hypothèse d'une création ex-nihilo de chaque espèce qui a prévalu pendant quinze siècles à partir d'Aristote. L'Eglise catholique portait évidemment plutôt cette vision de la création. A partir de 1870, grâce au renfort de Louis Pasteur, la communauté scientifique se rallie aux thèses du darwinisme et l'Eglise n'en fait plus un "casus belli". Personnellement, je ne mets pas en doute l'oeuvre du créateur que j'appelle DIEU et je trouve très avisé de sa part d'avoir inventé un système évolutif et adaptable que Darwin a décripté. Cela n'enlève rien à l'Amour de Dieu pour sa création puisque cela la rend encore plus merveilleuse.
Nous ne parlerons pas aujourd'hui du darwinisme social qui a mené aux pires théories mais nous terminerons cet article avec de l'humour et une preuve d'évolution due à l'âge à laquelle nul n'échappe.
Darwin jeune et Darwin plus âgé.
Il était né dans une famille de pasteurs et de médecins et, grâce à sa fortune, aurait pu vivre toute sa vie sans travailler, ni étudier. Il a étudié la médecine à Edimbourg et la théologie à Cambridge. Charles Robert Darwin a épousé une cousine et a eu dix enfants.
09 février 2009
Se comporter en berger ou agir comme un père.
Le maître du troupeau a désigné un berger et lui a ordonné de tenir les moutons rassemblés. Il arrive tout de même que des moutons s'égarent, obligeant le berger à faire de gros efforts pour les réunir. Ce berger pourra être successivement attentif, autoritaire, tout doux, énergique, habile ou résigné à perdre ses moutons.
Voilà une parabole qui décrit bien la situation présente du Saint Père Benoît XVI face à certains catholiques. Le Pape a le devoir impératif, en tant que successeur de Saint Pierre auquel le Christ avait dit : "Je bâtirai sur toi mon Eglise", de rassembler le peuple de Dieu. Lorsque certaines brebis s'éloignent, il doit les réprimander et chercher à les ramener vers le troupeau. Si ces moutons n'acceptent pas les règles du troupeau : discipline et règles de vie, ils ne peuvent pas le rejoindre et resteront à l'écart, au risque de se perdre.
Le berger a été bon avec ses moutons; personne ne lui reprochera d'avoir essayé de rassembler son troupeau comme le lui demandait le maître.
Après la main tendue, c'est aux dissidents de faire les efforts exigés. Le Pape sera sans faiblesse.





