03 septembre 2009
Circuler dans la Vallée de la Bruche
En France, le nombre de morts suite à des accidents de la circulation a diminué de 50 % entre 2001 et 2008. Ce n'est pas le moment de faire une analyse de ces accidents. Il reste 4 443 morts en 2008, c'est encore de trop, un point c'est tout.
Mais, nous sommes naturellement tentés de chercher les causes de ces accidents et on peux citer, pêle-mêle, la vitesse, l'alcool au volant, la drogue, l'assoupissement, l'état des véhicules. Prenons garde cependant de ne pas simplifier les choses. Il y a le plus souvent plusieurs causes à ces accidents et c'est leur addition qui rend l'accident inévitable. Il ne faut pas oublier, ni minimiser l'incidence du conducteur et de ses passagers, de l'état de la route, des conditions météorologiques, d'une mauvaise signalisation routière.
C'est pourquoi, mon envie de rouspéter contre l'implantation d'un radar automatique supplémentaire, à 10,2 km du suivant, s'estompe rapidement.
Cool, les amis. Oui, il y a un nouveau radar sur la Voie Rapide (D 1420), un de plus. Mais il n'y a toujours pas plus de
créneaux de dépassement, il reste toujours des croisements à niveau, la végétation est toujours trop dense de chaque côté de cette route et favorise son humidité ou même le verglas. Cette REVB n'est toujours pas aménagée en 2 x 2 voies comme c'était prévu en 1970 !
Cette route est maintenant une départementale. Elle dépend entièrement du Conseil Général du Bas-Rhin !
06 avril 2009
La politique facile des chasseurs de voix
Lors d'évènements aussi importants que ceux que nous venons de vivre, il peut y avoir des couacs ou des fausses notes. C'est peut-être inévitable. Pourvu qu'il n'y ait pas de blessés, ni de morts.
Le plus désolant reste tout de même le comportement des élus socialistes français, de Strasbourg ou d'ailleurs. J'ai cherché en vain une position courageuse de la municipalité strasbourgeoise qui critiquait à la fois l'excès de forces de l'ordre avant, et l'insuffisance des interventions contre les casseurs, après. Je n'ai pas entendu, non plus, de justes approbations des mesures prises à Londres - pourtant saluées dans la plupart des capitales du monde -, pas plus que je n'ai enregistré de commentaires positifs pour le retour de la France dans les instances de décisions de l'OTAN.
Pourtant, souvenez-vous en 1966 lorsque le Général de Gaulle a décidé de quitter ces instances, la gauche de l'époque avait poussé des hauts cris !
Samedi soir et dimanche, je n'ai pas entendu de condamnations fermes de l'agitation des opposants au sommet et des voyous-casseurs. Le maire de Strasbourg cherchait les erreurs chez les forces de l'ordre. "Il faudra que l'Etat assume ses responsabilités et paie les dégâts", disait-il. Il prétend même que l'Etat devrait dédommager la ville de Strasbourg en finançant la prolongation du tramway jusqu'à Kehl. Curieux raccourci !
Lorsqu'un élu ne fait que la chasse aux voix, il aura forcément tendance à ménager ces anti-sommets qui se retrouvent évidemment plutôt dans les rangs de la gauche ou de l'ultra-gauche. Même si ceux-ci attendent beaucoup de notre société dont ils réclament toujours plus d'assitance et de soins, sans lui apporter leur contribution personnelle.
08 février 2009
Assumer sa gestion municipale
Il est toujours plus facile d'être observateur qu'acteur, c'est pourquoi j'ai toujours plus de considération pour les acteurs. Ils doivent assumer leurs responsabilités et ce n'est pas facile.
Il n'empêche que le 16 mai 2008, j'avais relevé que le fort trafic de gros camions (40 tonnes) dans la rue Belle-Vue allait causer des dégâts importants. Je conseillais à la municipalité de Muhlbach sur Bruche de prendre ses précautions pour faire les constats nécessaires, avant et après les dizaines de passages de ces camions chargés de remblai, un remblai qu'on est allé transporter sur le contournement de Molsheim.
Aujourd'hui, les nombreuses fissures sont importantes et bien visibles sur toute la longueur de la rue. A l'origine, la rue Belle-Vue n'était qu'un chemin menant à la forêt, sans fondation solide mais la circulation de gros camions nécessite un soubasement de 80 cm de matériaux bien compactés.
La question que se posent les contribuables du village, est : qui va payer la remise en état ?
L'entreprise qui a fait circuler ces camions, devrait y contribuer puisqu'elle a transporté cette terre vers le contournement de Molsheim et a sûrement été rémunérée pour ce travail. Je suis persuadé qu'un accord avait été trouvé entre le transporteur et la municipalité de Muhlbach qui connaissait la fragilité de cette chaussée.
La photo de droite, ci-dessus, montre l'effondrement d'une réparation d'une vanne d'eau. Cela peut avoir des répercussions sur la conduite enterrée avec des fuites vers les fondations de la maison située au nord de la rue. Mieux vaudrait prévenir que guérir.
La fonction de maire, et d'élus en général, est très compliquée de nos jours. Les responsabilités même pénales sont rapidement recherchées mais on est quand même bien entouré, y compris par les services de l'Etat ou du Département qu'il ne faut pas hésiter à solliciter.
07 février 2009
Construire notre avenir
Les élus des 44 communes de Saâles à Duppigheim se sont réunis pour envisager l'élaboration d'un SCOT.
Le SCOT, Schéma de Cohérence Territoriale, a été créé par une loi du 13/12/2000. Il en existe déjà cinq en Alsace et plusieurs en préparation. Ce document d'urbanisme qui est opposable au Plan Local d'Urbanisme (ex-POS) et à la Carte Communale, organise les équilibres entre les zones urbaines, industrielles, touristiques, agricoles et naturelles. Il s'agit donc d'un document réglementaire de planification qui définit l'emplacement de ces différentes zones et leurs axes de communications.
Le SCOT doit couvrir un territoire continu et sans enclaves, c'est pourquoi en plus des deux Communautés de Communes de Molsheim-Mutzig et de la Haute Bruche, des villages encore isolés y seront intégrés. C'est une démarche moderne, indispensable et déterminante pour notre avenir.
Notons que le journaliste qui couvrait cette réunion à Lutzelhouse, commence son article en disant "au départ, il y a la Bruche". C'est évidemment complètement faux car la Bruche n'a aucune incidence sur les communes en aval de Mutzig et s'il tenait à en parler, il pouvait aller chercher une influence de la Bruche sur les hommes en amont de Mutzig jusqu'à Saâles, au point de vue humaniste, mais sûrement aucune corrélation entre la Bruche et les zones d'activités florissantes de Mutzig à Duppigheim.
Dès aujourd'hui, il faudra dire haut et fort que les activités économiques doivent s'implanter là où il y a des hommes et des femmes et pas seulement aux emplacements où se trouvent déjà des voies de communication efficaces. Au contraire, c'est en créant des routes modernes (exemple : Voie Rapide de la Vallée de la Bruche à 4 voies), que l'on pourra implanter des zones d'activités économiques au milieu de villages qui ne demandent qu'à vivre et à se développer.
Nous autres, habitants de la vallée, devrons nous battre pour que les environs de Wisches, de Russ, de Schirmeck/Labroque et de Saâles obtiennent, dans ce SCOT, des secteurs de développement économique qui ne sont pas l'exclusivité du coin Molsheim/Duppigheim. La Haute Vallée de la Bruche n'est pas un refuge pour retraités.
Il y a quelques élus qui sont de cet avis et ont commencé à le mettre en pratique.








