Vu du Donon

mon avis sur tout et le reste

17 décembre 2009

On a camouflé la voiture électrique.

Un chef d'entreprise doit savoir être opportuniste. Ainsi Carlos GHOSN, Président de RENAULT, vient de démontrer que l'ancienne "régie" comme on l'appelait dans le temps, sait saisir les bonnes occasions. M. GHOSN a profité du Sommet de Copenhague pour annoncer la gamme de voitures à moteur électrique que RENAULT va commercialiser.

fluence_renault_electriqueLa plus belle est la berline FLUENCE que certains chroniqueurs ont pu essayer. Elle est dérivée des berlines à moteur thermique déjà commercialisées dans certains pays de l'Est. Elle existe, fonctionne à merveille et sera commercialiser dès 2011. Avec une autonomie de 140 kms, cette voiture répond parfaitement aux besoins de 80 % des conducteurs européens qui parcourent moins de 60 kms par jour. La FLUENCE Z.E. est un "concept-car" mais sa fabrication en série est possible dès aujourd'hui. Les batteries qui sont la nouveauté principale, seraient fabriquées au Portugal; la voiture est montée en Turquie. Grâce à un système de location de batteries, son prix de revient devrait être comparable à celui d'un modèle à moteur diesel.

Il faut donc croire que si les constructeurs l'avaient voulu, cela fait longtemps qu'ils auraient pu nous faire profiter de cette nouvelle technologie, bonne pour la planète. Malheureusement, les lobbys pétroliers et d'autres pouvoirs tout aussi occultes freinaient des quatre fers.

Maintenant, Renault, Mercedes, Volkswagen, Peugeot, Tesla et bien d'autres nous montrent, comme un lapin tiré du chapeau d'un magicien, que la voiture peu polluante existe. Un peu tardive la prise de conscience de ces industriels !

Et nous, consommateurs de base, nous étions culpabilisés de polluer notre bonne Terre avec des véhicules archaïques et producteurs de CO².

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14 décembre 2009

Trop dur à Copenhague ?

La Conférence de Copenhague qui s'achève le 18 décembre risque fort de décevoir une grande partie de ses participants pour deux raisons.

La première tient au fait qu'elle est placée sous l'autorité de l'ONU. Ces Nations Unies dirigées par leur Secrétaire Général M. Ban Ki-Moon, Coréen du Sud, dont le mode de désignation implique non pas la plus large adhésion mais le minimum d'opposition de la part des états-membres. Parmi ceux-ci, six pays fournissent 66,96 % du bugdet de l'Onu. Il s'agit des USA (22%), Japon (19,4%), Allemagne (8,66%), Royaume-Uni (6,1%), France (6,0%) et Italie (4,8%). On peut imaginer quelle est l'autorité réelle de M. Ban Ki-Moon vis à vis des financeurs principaux : six pays sur un total de 192 états-membres.

La deuxième raison d'un échec est la faible crédibilité du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Cette instance a été créée à la demande du G 7 en 1988 avec mandat d'évaluer, sans parti pris et de manière méthodique, claire et objective, les informations scientifiques, techniques et socio-économiques disponibles en rapport avec la question du changement climatique d’origine humaine. Le GIEC travaille à rendre compte des différents points de vue et des incertitudes, tout en dégageant clairement les éléments qui relèvent d'un consensus de la communauté scientifique.

Le GIEC n'est donc pas un organisme de recherche, mais un lieu d'une certaine expertise visant à synthétiser des travaux menés dans des laboratoires du monde entier. La position du GIEC est déterminée par un vote et non pas par des méthodologies scientifiques. De même, les prévisions du GIEC reposent sur des modèles informatiques établis par le GIEC dont les bases de données remontent seulement à une centaine d'années.

dinosauresComment peut-on, sur deux piliers aussi fragiles, vouloir anticiper les évolutions d'une humanité à l'horizon du siècle prochain ? En oubliant l'instabilité géo-climatique de la Terre qui remonte à des dizaines de milliers d'années et qui est inscrite dans notre géologie terrienne. Les dinosaures font partie de l'Histoire de la Terre, tout autant que les glaciations et les réchauffements qui se sont succédés. Par rapport aux cycles de notre Soleil, le réchauffement de la Terre à cause de l'activité humaine est négligeable.

Ceci ne veut pas dire, en aucune façon, que l'Homme ne doit pas chercher à protéger la planète de tous les gaspillages, tout en veillant au bien-être de l'espèce humaine, là où elle vit.

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11 décembre 2009

Copenhague, que faut-il changer ?

A Copenhague, les conférenciers vont débuter leur deuxième semaine de travail. En réalité ce ne sont pas exactement les mêmes personnes puisqu'à l'ouverture le 7 décembre, les débats se passaient entre certains scientifiques, certains membres des ONG (organismes non gouvernementaux), des écologistes très souvent empiriques, de ancien_thermometre_1742toute origine, que l'on peut qualifier de "dogmatiques", et certains représentants des pays participants. Du beau monde si l'on peut dire mais avant tout des intervenants qui étaient principalement convaincus de leurs propres certitudes, plutôt catastrophistes que constructifs. Je dis souvent que ces gens-là aiment plus la Terre que les Hommes qu'elle porte.

A la fin de la semaine - le 11/12 - on avait surtout progressé sur le plan financier puisque les pays du sud, les plus démunis, avaient défini leurs besoins d'aide financière pour mieux surmonter les effets du réchauffement de la Terre, mais toujours peu d'idées positives. On parle de 30 milliards de $ en trois ans qui passeraient du nord vers le sud mais on ne sait pas pour quoi faire, ni qui contrôle.

A partir du 14/12, les pays seront représentés par les ministres que je nommerais "émetteurs" (de gaz à effet de serre) et les "récepteurs" (de subventions versées par les "émetteurs"). Ensuite, à partir du 16/12, viendront les chefs d'état pour essayer de mettre un point final à un accord.

Le problème est que personne n'a sérieusement réfléchi au titre de cette conférence, que je trouve mal choisi et peu clair. S'occupe-t-elle du climat de la Terre, ou seulement du réchauffement climatique, des inégalités économiques entre Sud et Nord, de la production de CO² ? Doit-on se limiter au réchauffement dû à l'Homme et à ses activités et passer sous silence les autres causes du réchauffement ? Ferions-nous mieux de réfléchir à la place de l'Homme de demain, sur la planète ? Où se cachent donc les champions de la "croissance zéro" chère aux années 60 ? Quelles perspectives de développement offrons-nous aux jeunes du XXII ème siècle ?

Pour vous armer contre les flots de bêtises déversés à Copenhague, puis-je vous suggérer de cliquer sur ce mot "climat" ? Vous trouverez sur ce site très sérieux des informations de base utiles à votre réfléxion.

Ensuite, nous reviendrons à tout cela en y ajoutant la production d'eau potable pour les régions qui en manquent gravement, la natilité et la démographie, l'éducation des femmes dans les pays en voie de développement, etc.

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22 octobre 2009

Un certain regard sur le monde

Nous étions près de 8 millions de téléspectateurs à regarder le documentaire de Yann Arthus-Bertrand diffusé mercredi à 20h35 sur France 2. Je voulais comprendre quelle était la démarche de cet homme dans ce film. A l'évidence, Yann Arthus-Bertrand est un excellent photographe. Après son livre de 1999 qui peut être qualifié de chef d'oeuvre, le film "HOME" a été présenté le 6 juin 2009, veille des élections européennes - par pur hasard -, pour nous sensibiliser à une certaine approche de l'écologie.

Hier soir, l'émission "Vu du Ciel" enfonçait le clou et mettait en accusation les états, entreprises, collectivités ou exploiteurs individuels qui s'appropriaient, légalement ou non, la nature pour en tirer un profit immédiat, fut-il de courte durée. Le talent mais aussi la technique du cinéaste n'avaient aucun mal à mettre le spectateur dans le rôle du coupable ou au moins du complice. Acheter des jeans lorsqu'on sait comment ils sont fabriqués, utiliser un téléphone mobile sachant comment est extrait le minérai qui le fait fonctionner, manger des sushis quand on a vu comment étaient péchés les thons rouges, devenaient un crime de lèse-écologie. Notre premier châtiment sera de passer pour de parfaits ignorants des pratiques courantes et condamnables dans certains milieux économiques.

Maintenant que nous sommes informés, que faire ? Certainement pas compter sur M. Arthus-Bertrand qui n'envisage pas de "mouiller sa chemise" pour construire, avec Nicolas Hulot ou Al Gore, un nouvel art de vivre à l'usage du Terrien moyen : une sorte de recherche du bonheur basée sur la modération de nos appétits. _cologie_sinc_re_7Certaines religions ou philosophies prônaient déjà l'abstinence et la retenue. Faudra-t-il réinventer une spiritualité adaptée au XXIème siècle par laquelle l'homme et la femme trouveront, retrouveront une façon de s'élever par le respect et l'amour du prochain, plutôt que par l'argent et la réussite professionnelle ? Nous avons actuellement plus de six milliards de "prochains" presqu'à portée de mains et nous ne pouvons plus l'ignorer.

Alors, je vous propose, en toute modestie, de lire ce blog régulièrement afin de nous préparer à ce "Sommet de Copenhague" qui se tiendra début décembre. Rio de Janeiro c'était le début en 1992, Kyoto a suivi en 1997, Copenhague représente une nouvelle occasion de mondialiser l'écologie. Avec le Grenelle de l'Environnement de Nicolas SARKOSY, la France dans l'Union européenne peut jouer un rôle majeur. Le prix Nobel de Barack OBAMA place la barre assez haut pour nos amis américains.

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17 octobre 2009

Votre empreinte écologique : quelle taille ?

Après les quatre premiers articles intitulés : Mettre l'écologie à sa place (29/09), Empreinte écologique laissée par l'homme (01/10), Grave pour la planète (05/10) et La France est-elle surpeuplée (12/10), il me semble que nous devons - toujours plus - prendre conscience des choses. Pas en général mais pour ce qui concerne nos agissements personnels.

Je vous propose d'évaluer votre "empreinte écologique". Ainsi, vous pourrez voir sur le plan écologique où vous en êtes. Il suffit de cliquer sur cette expression (ci-dessus) pour vous aider à situer les réalités.

Répondez successivement aux dix-huit questions en choisissant la réponse qui convient et vous pourrez faire le bilan. Je vous avoue que mon empreinte écologique se situe à 2,8 ha et que je vais tâcher de m'améliorer. Peut-être pourrions-nous faire cette démarche ensemble : à plusieurs, cela doit être plus facile.

_cologie_sinc_re_7Cet exercice qui peut être très instructif, correspond à nos efforts pour une écologie sincère.

Assez de tous ces bavardages qui font de l'écologie une source d'enrichissement personnel; ce ne sont pas toujours les plus compétents qui parlent le plus fort mais ceux qui cherchent à se mettre sur le devant de la scène.

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05 octobre 2009

Grave pour la planète ?

Poursuivons ensemble notre mise au clair commencée le 29 septembre par la différence entre écologisme et écologie. Le premier terme désigne un courant de pensées qui ouvre la porte à toutes les élucubrations; le second terme désigne une science - aussi exacte que possible - du domaine biologique, qui traite des différents écosystèmes.

Ensuite le 1er octobre, nous avons rappelé le concept d'une espèce d'unité de mesure : l'empreinte écologique propre à évaluer l'intensité des effets qu'auraient les hommes, leurs activités, les animaux et les plantes sur la nature. On parle d'équivalent/hectare.

vue_d_artiste_de_la_terrePour être plus imagée, la démonstration insistera sur l'évidence que la Terre est un milieu déterminé, limité dans ses dimensions et aussi dans sa capacité d'absorption des nuisances. En revanche, ses habitants ne cessent d'augmenter en nombre et sont de plus en plus gourmands en espaces, en matières premières, en sources d'énergie, tout en produisant de plus en plus de déchets. Ce qui est grave, c'est que l'espace, les matières premières et les sources d'énergie ne se renouvellent pas alors que les déchets produits sont plus volumineux et mettent plus de temps à être "digérés" par la nature.

Les bonnes décisions qu'il faudrait prendre pour redresser la situation, se heurtent frontalement aux exigences égalitaires des hommes, au développement économique, à notre confort de vie. Les dirigeants de notre planète ont la rude mission de rétablir les équilibres entre riches et pauvres, entre l'abondance chez les uns et le dénuement des autres. Mission impossible ?

Je ne sais pas comment ils pourront y arriver sans la solidarité planétaire et le secours d'une philosophie basée sur la modération des appétits de consommation. Les églises de toutes les religions devraient relayer le discours et préparer cette conversion vers une autre consommation, mais elles sont vides. En 1989, Jean-Paul II soulignait que la crise écologique est un problème moral. Benoît XVI a lancé en 2007 un appel au respect de la Création.

Sommes-nous nombreux à nous placer sur ce terrain-là pour chercher à sauver l'Homme ? 

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29 septembre 2009

Mettre l'écologie à sa place

Il est grand temps de mettre un peu d'ordre dans nos idées lorsqu'il s'agit d'écologie. Est-ce si urgent ? Je le crois sincèrement depuis que le trio "contre nature" formé par Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové a obtenu un certain nombre de suffrages aux dernières élections européennes.

Le danger pour l'écologie serait que ce résultat électoral de pure circonstance ne donne une onction de savants à trois personnes qui n'ont de commun que leur soif de se mettre en avant.

globe_terrestre_nyFaisons bien la différence entre l'écologisme qui est un courant de pensées et l'écologie qui est une science ayant pour objet les relations des êtres vivants avec leur environnement. L'écologie est une science biologique qui étudie deux grands ensembles : le biotope (= la nature) et la biocénose (= humains + animaux + végétaux), le tout formant un écosystème.

L'écologisme se contente souvent et malheureusement d'agiter des idées qui font recette. Je pense à Nicolas Hulot, Al Gore, Yann Arthus-Bertrand et bien d'autres. Ceux-ci alimentent un courant de pensées qui recherche le spectaculaire. Ils sont rares ceux qui arrivent à l'enrichir de propositions concrètes et réalisables.

Bien entendu, l'écologie mérite toute notre attention. Elle conditionne notre avenir, c'est pourquoi je vous propose dans les jours suivants une mise au clair de certaines réalités. La première sera le concept d'empreinte écologique . Les humains mais aussi les objets ont une empreinte écologique. Je vous en dirai plus demain.

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