Vu du Donon

mon avis sur tout et le reste

20 décembre 2008

Bonne presse, presse libre ?

Le Président SARKOZY a prévu dès le début de son mandat de réorganiser l'audiovisuel public en favorisant l'émergence d'un média global qui regroupe France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO et les chaines de production. Il prévoit que chaque chaine ait sa personnalité propre et bien visible et que chacune, même RFO par exemple, puisse travailler dans sa spécialité: France 3 = régional (par exemple). La loi prévoit de libérer ces chaines publiques de la contrainte de courir après les recettes publicitaires et donc après l'audimat. Le tout dans la recherche d'une meilleure qualité des programmes et de meilleurs horaires.

En ce moment, les chaines publiques disposent des ressources suivantes : 1 834 millions d'euros de redevance, 833 millions de recettes de publicité et parrainage et 118 millions en divers. Dès le 5 janvier 2009 et pour la totalité en 2011, la télévision publique n'aura plus à courir après les recettes publicitaires et les parrainages. (Le 5 janvier, il n'y aura plus de publicité entre 20 h et 6 h. et progressivement plus aucune publicité du tout.)

Il faudra bien sûr compenser le "manque à gagner de la publicité" et ce sera fait, non pas par l'impôt classique des Français mais par deux taxes : 1) une taxe de 3 % sur les recettes publicitaires des chaines privées et 2) une taxe de 0,9 % sur le chiffre d'affaires des opérateurs des télécoms et de l'internet.

Parallèlement, pour assurer le succès de ces transformations, dans l'esprit et dans la forme, l'Etat reprend en mains la nomination des présidents de ces chaines. Il le fait déjà pour toutes les entreprises publiques comme : SNCF, Electricité de France, RATP, etc. Cette désignation se fera par le Président de la République après avis concordant du CSA et du Parlement pour une durée de 5 ans. Pour toutes ces entreprises, l'Etat étant l'actionnaire principal, il est normal que ce soit lui qui nomme le patron.

Qu'en est-il de la liberté de la presse ? La liberté de la presse est d'abord assurée par le pluralisme de la presse et il n'y a jamais eu, avec la TNT, autant d'émetteurs. Ensuite, elle est assurée par les syndicats de journalistes et, finalement, elle est garantie par un président et un gouvernement libéral qui n'ont rien d'un régime dictatorial. L'accès à toutes les informations n'a jamais été aussi facile, même par internet et bien sûr la presse écrite. On dit que la presse écrite serait entre les mains de la droite mais c'est sans doute parce que certains titres ne se vendent pas parce que leur prose n'intéresse personne. Faudrait-il les subventionner, au risque qu'ils perdent leur liberté ? (Humanité, Libération, Nouvel Observateur, etc).

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